10 accessoires utiles à la photographie
Quels sont les accessoires utiles qui peuvent améliorer votre pratique du reportage photo ? Chiffon en microfibre, poire soufflante, trépied, monopode, diffuseur pour flash, chaufferettes, gorillapod, filtres, expodisc : voici un bref tour d’horizon des accessoires pratiques.
1 : Un chiffon en microfibre et une mini serviette
Non pelucheux, antistatique pour ne pas attirer la poussière, et absorbant le gras, le chiffon en tissu microfibre est un accessoire indispensable pour le nettoyage de toutes vos optiques, et éventuellement pour le nettoyage de vos écrans (celui du boîtier et celui de l’ordinateur).
Pratique également : une miniserviette, de manière à pouvoir essuyer de temps en temps votre matériel en cas de pluie. Cette petite serviette est en coton et mesure environ 30×30 cm ou 30×50 cm. Elle se trouve facilement dans des magasins comme Ikea ou Okay (rayon linge de bain), mais également dans la plupart des grandes surfaces.
2 : Une poire soufflante
Peu onéreuse, une poire soufflante permet d’enlever une bonne partie de la poussière et des particules sur le capteur du boîtier et sur les objectifs. Contrairement à une bombe d’air comprimé, l’usage d’une poire soufflante est sans risque pour le capteur. Ci-dessous, une poire de la marque allemande Eyelead.
3 : Un pare-soleil pour votre objectif
Le pare-soleil, en option ou livré avec l’objectif (série L de Canon, Sigma…), offre une excellente protection mécanique de la lentille frontale et empêche l’entrée de rayons latéraux parasites qui peuvent provoquer du flare (ronds lumineux sur l’image) et une réduction du contraste. Pour chaque objectif, il existe un modèle précis de pare-soleil (diamètre, forme, longueur). Ce dernier se visse dessus et est parfaitement adapté aux caractéristiques du caillou. Contrairement aux idées reçues et malgré sa dénomination, le pare-soleil est également très utile par mauvais temps (il protège en partie de la pluie), mais aussi par temps nuageux ou en intérieur, pour limiter les rayons lumineux incidents.
4 : Un « Expodisc » ou une feuille blanche
Pratique pour régler la balance des blancs, c’est-à-dire « étalonner » le capteur d’un boîtier photo numérique pour obtenir un blanc réellement blanc et donc un rendu équilibré des couleurs. Un Expodisc est un disque venant se placer sur la lentille frontale de l’objectif et qui permet d’obtenir une photo théoriquement blanche lorsqu’on dirige l’objectif en direction de l’éclairage. Cette photo « blanche » (et qui n’est pas blanche au départ avec le mode AWB) permet d’indiquer au boîtier qu’on l’utilise comme référence des blancs : consultez le mode d’emploi dans la partie « balance des blancs personnalisée » pour la procédure précise. Ajuster manuellement la balance des blancs en photographiant une feuille de papier blanc (sous l’éclairage) fonctionne également, mais c’est moins pratique ! Cette solution est très fiable, mais uniquement dans les salles de sport n’utilisant pas un éclairage cyclique (voir la partie « balance des blancs » de la page Comment photographier le sport ? pour plus d’infos).
5 : Un bon trépied
Accessoire incontournable en pose longue, le trépied apporte une bonne stabilité pour la photo de nuit, la macrophotographie, et la photo de paysage. Plusieurs points sont à vérifier avant d’en acquérir un : le poids maximal supporté, la qualité de la rotule (l’appareil doit rester à la position voulue quand on enlève les mains), le poids du trépied (en carbone c’est plus léger, mais plus onéreux), la hauteur maxi et mini, et la maniabilité. Dans une moindre mesure, un monopode peut également apporter une bonne stabilité (photographie sportive ou animalière), notamment avec un lourd téléobjectif, mais il n’est pas compatible avec la pose longue. Privilégiez les marques Manfrotto, Gitzo, Benro, Bilora, et Vanguard.
6 : Une protection contre la pluie
Pour une utilisation très occasionnelle, un simple sac-poubelle est bien souvent suffisant. Mais si vous photographiez plusieurs fois dans l’année sous la pluie, la housse Optech RainSleeve est la solution présentant le meilleur rapport efficacité/coût : environ 10 euros pour deux housses. Contrairement au sac-poubelle, cette housse à l’avantage d’être transparente : vous pouvez donc vérifier vos images sur l’écran LCD et il n’est pas nécessaire de connaître les commandes sur le bout des doigts. Elle est également très peu encombrante et rapide à mettre en place.
7 : Des chaufferettes
Très pratique en hiver, cet accessoire vendu notamment par le site pearl.fr réchauffe efficacement les mains des photographes. L’autonomie d’une chaufferette est d’environ 20 minutes par grand froid et le déclenchement de la réaction chimique de l’acétate de sodium est provoqué en pliant une plaque située dans le sac. La chaufferette « FireBag » (ci-dessous) est réutilisable environ 500 fois. Pour la réutiliser, il suffit de la plonger dans de l’eau bouillante pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce que les cristaux redeviennent liquides. Le coût est modique : environ 14 euros pour 12 chaufferettes. Par ailleurs, cet accessoire est très utile quand la lentille de votre objectif est froide (hockey sur glace, foot/rugby en hiver, patinage artistique) et que vous arrivez dans un lieu chaud (piscine, salle de sports). Une chaufferette (entourée d’un chiffon en microfibre par exemple) permet en effet de réchauffer la lentille frontale de vos objectifs et d’éviter la formation de buée. Autre accessoire du même type, mais utilisable une seule fois : le chauffe orteils « Thermopad » (environ 13 euros pour 10), à fixer sur vos chaussettes. L’autonomie est assez importante : vos pieds restent environ trois heures à une température de 37°C. C’est vraiment un accessoire agréable quand vous devez faire des photos dehors durant de longues heures en plein hiver ! Existe également au même prix pour les mains.
8 : Un diffuseur pour flash cobra
Peu onéreux (à partir de dix euros environ), un diffuseur se fixe sur la tête du flash. Il adoucit la lumière dure du flash afin d’atténuer les ombres. Pratique quand il n’est pas possible de réfléchir la lumière sur un plafond ou un mur.
9 : Des filtres (polarisants, ND, et neutres)
Lorsque vous utilisez votre objectif sur un lieu où les conditions sont difficiles (poussières, boue, gouttelettes d’eau, sable, bord de mer) ou si vous souhaitez protéger en permanence la lentille frontale de votre objectif contre les rayures et impacts malencontreux, il existe des filtres neutres. Neutre ? Pas tout à fait, puisqu’un filtre protecteur transmet environ 99% de la lumière reçue et peut agir de manière infime sur la température de couleur. À l’œil nu, cela reste bien sûr invisible et l’essentiel est de protéger vos objectifs. Il existe plusieurs modèles de filtres neutres, à choisir en fonction du diamètre de votre objectif (de 37 à 82 mm) et de la qualité du verre (évitez l’achat d’un filtre bas de gamme sur un caillou à 2 000 euros et vice-versa). À noter que certains protègent leur matos avec des filtres UV : cela protège également, mais les objectifs sont déjà traités contre les UV. À éviter donc.
Autre filtre assez pratique notamment pour la photo de paysage : le filtre gris neutre ou ND (Neutral Density). Un filtre gris neutre permet de réduire la luminosité entrant dans l’objectif. C’est un accessoire indispensable en pleine journée lorsque l’on souhaite faire une longue exposition. La réduction de luminosité est indiquée ainsi sur les filtres ND : ND2 pour une réduction de la lumière équivalente à 1 diaphragme, ND4 pour une réduction de 2 diaphragmes, ND8 pour une réduction de 3 diaphragmes, et ND400 pour une réduction de 9 diaphragmes.
Dernier filtre utile : le filtre polarisant circulaire (comme ci-dessous). Il permet de réduire les reflets (sur l’eau ou le verre par exemple) et il donne également un coup de pouce à la saturation des couleurs. Si vous utilisez un objectif assez haut de gamme, choisissez un filtre de bonne facture (B&W, Hoya, ou Rodenstock).
10 : Un gorillapod
Le Gorillapod est un trépied original et très flexible conçu par Joby. Les trois jambes malléables et robustes peuvent se fixer sur les branches d’un arbre (comme ci-dessous), sur une barrière, un tuyau, etc. Le modèle le plus solide, le GorillaPod 5K, supporte un poids de 5 kg :
de quoi fixer un boîtier hybride pro comme un Canon EOS R3, ou un Canon EOS R6 Mark II, avec un objectif de 1 ou 2 kg.
Avec un tel outil, la seule limite devient l’imagination du photographe !


















